Target rate la cible

Target Corporation, le géant du commerce de détail américain et grand concurrent de Walmart, a fait affaires avec des génies du marketing pour l’élaboration de son logo corporatif en 1962. Les « créatifs » de Madmen ont cherché loin et fort pour arriver avec une cible rouge et blanche que, croyez-le ou non, 96% des consommateurs américains associent aux magasins « Target ». Pas mal. Par contre, l’incursion de Target au Canada a raté complètement la cible. Après l’achat des baux de Zellers, l’expérience-client n’était pas au rendez-vous, la madame n’était pas contente, et la filiale Target Canada a dû se résigner au début 2015 à fermer tous ses magasins et à déposer des procédures en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC). En plus des 3 milliards de dollars dus à Target Corporation pour diverses avances, la compagnie mère était responsable d’environ 1,5 milliard de dollars à titre de caution des réclamations des locateurs. Dès le début des procédures, l’ordonnance initiale avait été amendée à la demande des locateurs afin de préciser qu’un plan d’arrangement ne pourrait pas compromettre les réclamations des locateurs contre la caution Target Corporation. En échange, les locateurs ont permis la liquidation des actifs mobiliers dans les lieux loués et ont accepté de ne pas contester le recours à la LACC. Également, une ordonnance pour les procédures de réclamations avait été émise quelques mois plus tard, confirmant que les droits contractuels des locateurs contre les cautions ne seraient pas affectés. Surprise et déception pour les locateurs, le 27 novembre 2015, Target Canada demande au tribunal la permission de déposer un plan d’arrangement,...

Target rate la cible

Target Corporation, le géant du commerce de détail américain et grand concurrent de Walmart, a fait affaires avec des génies du marketing pour l’élaboration de son logo corporatif en 1962. Les « créatifs » de Madmen ont cherché loin et fort pour arriver avec une cible rouge et blanche que, croyez-le ou non, 96% des consommateurs américains associent aux magasins « Target ». Pas mal. Par contre, l’incursion de Target au Canada a raté complètement la cible. Après l’achat des baux de Zellers, l’expérience-client n’était pas au rendez-vous, la madame n’était pas contente, et la filiale Target Canada a dû se résigner au début 2015 à fermer tous ses magasins et à déposer des procédures en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC). En plus des 3 milliards de dollars dus à Target Corporation pour diverses avances, la compagnie mère était responsable d’environ 1,5 milliard de dollars à titre de caution des réclamations des locateurs. Dès le début des procédures, l’ordonnance initiale avait été amendée à la demande des locateurs afin de préciser qu’un plan d’arrangement ne pourrait pas compromettre les réclamations des locateurs contre la caution Target Corporation. En échange, les locateurs ont permis la liquidation des actifs mobiliers dans les lieux loués et ont accepté de ne pas contester le recours à la LACC. Également, une ordonnance pour les procédures de réclamations avait été émise quelques mois plus tard, confirmant que les droits contractuels des locateurs contre les cautions ne seraient pas affectés. Surprise et déception pour les locateurs, le 27 novembre 2015, Target Canada demande au tribunal la permission de déposer un plan d’arrangement,...