Ne devenez pas médiateur, mais « professionnel de la médiation »!

La banque de données du Barreau du Québec en médiation civile et commerciale compte présentement plus de 730 médiatrices et médiateurs accrédités. Combien d’entre elles et eux pratiquent activement en médiation? Selon mon estimation toute personnelle (à défaut de quelque donnée ou statistique fiable), moins (probablement beaucoup moins) d’une centaine d’entre elles et eux ont complété une médiation comme médiateur et moins d’une trentaine en ont complété plus de trois à ce titre. Il est (du moins jusqu’à maintenant) très difficile pour une nouvelle médiatrice ou un nouveau médiateur de développer une pratique privée en médiation civile et commerciale. Par contre, ceci ne signifie pas qu’il n’y a pas un marché intéressant en médiation pour celles et ceux qui ont investi temps, argent et efforts afin de suivre une formation dans ce domaine. Ce marché intéressant n’est pas, du moins à ce moment-ci, celui de la pratique privée comme médiatrice ou médiateur, mais plutôt celui de conseiller et négociateur en médiation. Les habiletés, les connaissances, l’expertise et l’expérience requise d’un avocat qui représente une partie dans le cadre d’une médiation sont fort différentes de celles requises de l’avocat devant un arbitre ou un tribunal. Ceci explique d’ailleurs probablement (du moins en partie) la réticence de plusieurs avocats à conseiller la médiation à leurs clients. Ils ne s’y sentent pas vraiment à l’aise ne comprenant pas encore bien ce processus tout à fait différent de celui d’un arbitrage ou d’un procès. Dans ce contexte, les avocates et avocats ayant développé leurs connaissances et leurs habiletés en médiation peuvent se développer un marché intéressant en assistant et en conseillant leurs collègues...

Le ministère des Finances instaure un nouveau crédit pour l’emploi visant les petites entreprises

Le 11 septembre 2014, le ministre des Finances, Joe Oliver, a annoncé l’instauration d’un nouveau crédit pour l’emploi visant les petites entreprises qui entrera en vigueur le 1er janvier 2015. Par conséquent, les cotisations d’assurance-emploi des petites entreprises admissibles seront ramenées de 1,88 à 1,60 $ par tranche de 100 $ de rémunération assurable en 2015 et en 2016.   Les employeurs qui verseront des cotisations d’assurance-emploi d’un montant égal ou inférieur à 15 000 $ au cours de 2015 ou de 2016 seront admissibles à ce crédit. Selon le ministère des Finances, près de 90 % de tous les employeurs au Canada qui versent des cotisations d’assurance-emploi recevront ce crédit, ce qui réduira de 15 % leurs cotisations d’assurance-emploi au titre d’impôt sur la masse salariale.   Étant donné que l’Agence du revenu du Canada calculera automatiquement ce crédit dans chaque déclaration de revenus, les petites entreprises ne seront pas tenues de produire de nouvelles déclarations.     En outre, le ministère des Finances a souligné que tous les employeurs et employés bénéficieront des nouvelles réductions du taux de cotisation d’assurance-emploi qui entreront en vigueur en...

Mise à jour législative : Règlementation concernant l’amiante sur les lieux de travail

Le saviez-vous? Que vous soyez locataire ou propriétaire, votre entreprise est tenue, en tant qu’employeur, de respecter la règlementation concernant la recension et la gestion de l’amiante qui pourrait être présente dans vos locaux. Points saillants de la règlementation : Avant le 6 juin 2015, l’employeur doit inspecter tout bâtiment qui est “sous son autorité” pour y localiser : (i) les flocages contenant de l’amiante (si le bâtiment a été construit avant le                                                          15 février 1990), et (ii) les calorifuges contenant de l’amiante (si le bâtiment a été construit avant le                                                           20 mai 1999). Outre l’inspection initiale, une vérification des flocages et des calorifuges doit être effectuée par l’employeur tous les deux ans par la suite. Les flocages et les calorifuges sont présumés contenir de l’amiante (sauf démonstration du contraire par l’employeur, au moyen d’une information documentaire vérifiable ou d’un rapport d’échantillonnage selon les normes prescrites et par un laboratoire qualifié). Il est considéré que tous matériaux, produits, flocages ou calorifuges contiennent de l’amiante si un échantillon en provenant a une concentration en amiante d’au moins 0,1%. Lorsqu’un flocage ou un calorifuge est susceptible d’émettre de la poussière d’amiante, l’employeur doit y apporter des correctifs indiqués (les enlever, les enfermer, les enduire d’un liant, ou les recouvrir). Lorsqu’un revêtement intérieur susceptible de contenir de l’amiante peut émettre de la poussière en raison de son état, l’employeur doit le réparer ou l’enlever. L’employeur doit dresser et maintenir à jour un registre contenant la localisation des flocages et des calorifuges, la présence et le type d’amiante, ou l’absence d’amiante, les dates et le résultat des inspections, la nature et la date...

Mieux que la victoire ou le compromis : la « troisième solution »

Au chapitre 10 (intitulé « Mêler les voix – La recherche d’une troisième solution ») de son livre « La 8e habitude/Faites-vous entendre et agissez » (en anglais « The 8th habit / From effectiveness to greatness »), le guru américain du leadership Stephen R. Covey (malheureusement décédé à l’été 2012) présente une découverte importante pour lui en matière de communication et, plus particulièrement, de règlement des différends, la « troisième solution », qu’il décrit dans les termes suivants : « La troisième solution n’est pas mon chemin, elle n’est pas votre chemin – elle est notre chemin. Ce n’est pas un chemin de compromis entre votre chemin et le mien; c’est mieux qu’un compromis. Une troisième solution est ce que les bouddhistes appellent le chemin du milieu – un chemin moyen plus élevé, meilleur que chacun des deux autres, comme le sommet d’un triangle. (…) Elle est le produit d’un effort de créativité à l’état pur. Elle émerge en dépit des vulnérabilités qui emprisonnent deux ou plusieurs personnes – grâce à leur ouverture d’esprit, leur écoute sincère, leur désir de trouver. On ne sait pas d’avance où cette quête aboutira. Tout ce que l’on sait est que la troisième solution sera meilleure que les solutions envisagées actuellement. » Avant d’énoncer les deux étapes indispensables à la recherche de cette troisième solution, Stephen Covey fait état, sur plusieurs pages, de l’importance d’une véritable écoute, qu’il qualifie « d’empathique » et « de type synergétique », laquelle amène les personnes impliquées à vraiment se comprendre, et à se sentir vraiment comprises, l’une et l’autre. Il écrit : « Une fois que toutes les parties se sentent comprises, une chose surprenante survient. L’énergie négative se dissipe, les disputes s’évaporent, le respect mutuel augmente et...

Mieux que la victoire ou le compromis : la « troisième solution »

Au chapitre 10 (intitulé « Mêler les voix – La recherche d’une troisième solution ») de son livre « La 8e habitude/Faites-vous entendre et agissez » (en anglais « The 8th habit / From effectiveness to greatness »), le guru américain du leadership Stephen R. Covey (malheureusement décédé à l’été 2012) présente une découverte importante pour lui en matière de communication et, plus particulièrement, de règlement des différends, la « troisième solution », qu’il décrit dans les termes suivants : « La troisième solution n’est pas mon chemin, elle n’est pas votre chemin – elle est notre chemin. Ce n’est pas un chemin de compromis entre votre chemin et le mien; c’est mieux qu’un compromis. Une troisième solution est ce que les bouddhistes appellent le chemin du milieu – un chemin moyen plus élevé, meilleur que chacun des deux autres, comme le sommet d’un triangle. (…) Elle est le produit d’un effort de créativité à l’état pur. Elle émerge en dépit des vulnérabilités qui emprisonnent deux ou plusieurs personnes – grâce à leur ouverture d’esprit, leur écoute sincère, leur désir de trouver. On ne sait pas d’avance où cette quête aboutira. Tout ce que l’on sait est que la troisième solution sera meilleure que les solutions envisagées actuellement. » Avant d’énoncer les deux étapes indispensables à la recherche de cette troisième solution, Stephen Covey fait état, sur plusieurs pages, de l’importance d’une véritable écoute, qu’il qualifie « d’empathique » et « de type synergétique », laquelle amène les personnes impliquées à vraiment se comprendre, et à se sentir vraiment comprises, l’une et l’autre. Il écrit : « Une fois que toutes les parties se sentent comprises, une chose surprenante survient. L’énergie négative se dissipe, les disputes s’évaporent, le respect mutuel augmente et...